Jean Peyratout, enseignant en école primaire, œuvre en équipe depuis plus de dix ans pour le développement des usages des logiciels et des ressources libres pour l’Éducation populaire, notamment par ses contributions (conférences, animations, formations, traductions) et son engagement associatif : AFUL, ABUL, SCIDERALLE…
Avec Éric Seigne**** il a lancé en 1998 le projet AbulÉdu, solution informatique libre de pointe pour les réseaux scolaires. Il fut l’un des initiateurs des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) dont il coordonne le thème « Éducation, Éducation populaire » depuis 2000.
Commissaire des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2010, il contribue avec de nombreux volontaires à la préparation de la prochaine édition des RMLL qui [s’est tenue] dans la communauté urbaine de Bordeaux du 6 au 11 juillet 2010.
http://aful.org http://abul.org http://scideralle.org http://abuledu.org http://rmll.info

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Pourquoi choisir le Libre dans l’éducation populaire ou à l’école ?

Texte original écrit pour le minizine papier N°0 de descultureslibres.info

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Par principe


Enseignants, animateurs, élus, qu’ils en soient ou non conscients, sont prescripteurs d’achat par l’école, la collectivité territoriale qui finance, l’association, les familles… Opter pour des solutions propriétaires*, c’est contribuer à la sélection par l’argent.


Les ressources libres** sont et resteront accessibles à tous, les logiciels libres*** peuvent être librement emportés à la maison !


Par choix pédagogique


Le Libre ne vient pas artificiellement dresser des barrières économiques ou juridique qui ont pour effet de restreindre la possibilité de modifier, traduire, adapter à ses besoins, améliorer, détourner pour d’autres usages la production intellectuelle de ses prédécesseurs et de ses pairs. Les logiciels et ressources libres sont, comme la connaissance scientifique et universitaire, un savoir universel, élément du patrimoine immatériel de l’Humanité.


Pour l’excellence technique


Notamment en matière de fiabilité et de sécurité : les logiciels libres sont particulièrement performants et sûrs dans le domaine de l’informatique communicante, la priorité pour la mise en réseau, l’accès à Internet, l’ouverture sur le monde… Ils facilitent la maintenance à distance, indispensable à tout déploiement à grande échelle, notamment dans les écoles rurales. Ils sont insensibles aux virus courants.


Respectueux des protocoles et des normes internationales, ils utilisent des formats de fichiers ouverts et documentés, clé de l’interopérabilité et gage de la pérennité des données.


Par logique économique et par nécessité


Pour une gestion optimale des fonds publics : les acteurs de l’Education populaire ou de l’Ecole doivent résister à l’entraînement de la spirale consumériste, au risque sinon de ne plus se distinguer des services marchands.


Face aux besoins, bien réels, le choix des moyens mis en œuvre doit rester insensible à tout effet de mode ou à la promotion des industriels du secteur.


Les logiciels libres offrent la pérennité matérielle en permettant de prolonger la durée de vie de matériels anciens peu coûteux, en particulier comme terminaux ou postes clients. Ils sont à la pointe des innovations en matière de systèmes embarqués, de nouvelles technologies peu gourmandes en énergie et proposent des investissements responsables respectueux de l’environnement et soucieux du développement durable, localement comme à l’échelle globale.


Ils offrent également la pérennité logicielle car il n’est pas nécessaire d’acheter la dernière version d’un logiciel pour bénéficier de telle ou telle (éventuelle) amélioration : elle peut être développée sans attendre le bon vouloir d’un éditeur, et immédiatement partagée, si on le souhaite, avec les utilisateurs du monde entier.


Enfin, les moyens financiers sont dans ce domaine plus limités qu’ailleurs compte tenu des effets d’échelle : plutôt que payer des licences propriétaires sans réelle valeur ajoutée, il est plus judicieux de consacrer l’argent public au financement de matière grise (aide à la conception de projets, formation personnelle, technique, pédagogique), à du matériel durable et économe et à des prestations de service assurée par des acteurs professionnels de proximité, réinjectant ainsi les fonds mobilisés dans le tissu économique local. DCL


*Microsoft, Mac, KNE, CNS etc.
**contenus diffusés sous licence libre ou sous licence de libre diffusion : Wikipédia, Libre.pedagosite, Sésamath, EduLibre, Art Libre, Musique libre etc.
***GNU-Linux Mandriva, Ubuntu, AbulÉdu,
OpenOffice.org, Firefox, Thunderbird etc.
****ryxeo.com

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Les logiciels libres, « logiciels républicains »

> LIBERTE

d’utilisation, de copie, de modification, de diffusion.

> EGALITE

des utilisateurs, quels que soient les moyens des établissements ou des particuliers : une petite école désargentée a le même choix logiciel qu’un établissement riche ou prestigieux.

> FRATERNITE

coopération et entraide entre développeurs et utilisateurs, entre utilisateurs, entre l’école ou l’organisme et les familles.
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